Le recrutement de surveillants de l'administration pénitentiaire est composé de trois concours distincts dont un concours externe, un premier concours interne et un second concours interne conformément aux dispositions de l'article 5 du décret du 29 décembre 2023 susvisé.
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Arrêté du 4 juin 2025
Le concours externe et le premier concours interne comportent :
1° Deux épreuves d'admissibilité ;
2° Le passage de tests psychotechniques interprétés par un psychologue ou un psychiatre obligatoires non notés, suivis d'un entretien psychologique pratiqué exclusivement par un psychologue ou un psychiatre, constituant une aide à la décision du jury ;
3° Une épreuve d'admission.
L'absence à l'une de ces épreuves est éliminatoire.
La première épreuve d'admissibilité consiste en une série d'épreuves physiques obligatoires, chacune notée séparément, dont la nature et les modalités d'organisation sont fixées en annexe du présent arrêté. Cette épreuve est notée de 0 à 20 points (coefficient 2).
La deuxième épreuve d'admissibilité consiste en la rédaction d'un compte rendu établi à partir d'une série d'images, d'une projection vidéo ou de documents relatifs à un événement ou un incident susceptible de survenir à l'occasion de l'exercice des fonctions de surveillant de l'administration pénitentiaire. Cette épreuve a pour objet de vérifier la capacité du candidat à rendre compte à sa hiérarchie en rédigeant un rapport circonstancié à partir dudit événement ou incident. Cette épreuve est notée de 0 à 20 points (durée : une heure ; coefficient 1).
A l'issue des épreuves d'admissibilité, le jury établit, par ordre alphabétique et pour chacun des concours, la liste des candidats autorisés à prendre part aux épreuves d'admission, le cas échéant après péréquation des notes attribuées aux candidats.
Seuls peuvent figurer sur cette liste les candidats ayant obtenu pour l'ensemble des épreuves d'admissibilité un nombre de points fixé par le jury qui ne peut, après application des coefficients, être inférieur à 30 points.
L'épreuve d'admission consiste en une épreuve orale d'entretien avec le jury, au choix du candidat déterminé au moment de son inscription au concours (durée : vingt minutes, coefficient 4) :
a) En un entretien de personnalité portant sur son aptitude à exercer les fonctions de surveillant et ses motivations ;
b) En la reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle dès lors qu'il dispose d'une expérience professionnelle minimale de trois ans.
Ne peuvent être pris en compte dans l'expérience professionnelle que les emplois inscrits dans la filière sécurité du répertoire interministériel de l'Etat, en relation avec les métiers de la sécurité ou relevant de l'administration pénitentiaire.
Les candidats doivent en outre se soumettre à des tests psychotechniques interprétés par un psychologue ou un psychiatre suivis d'un entretien psychologique pratiqué exclusivement par un psychologue ou un psychiatre. Les tests et l'entretien sont non notés et constituent une aide à la décision du jury.
Pour l'épreuve d'entretien basée sur la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle, le candidat produit au moment de son inscription un dossier professionnel qui fait apparaître notamment son cursus professionnel, ses motivations personnelles et professionnelles pour l'exercice des fonctions de surveillant de l'administration pénitentiaire. Cet entretien avec le jury s'appuie sur le dossier constitué par le candidat, et peut comporter des mises en situation permettant d'apprécier ses réflexes et aptitudes professionnels. Le modèle de dossier est disponible sur le site internet du ministère de la justice à l'adresse suivante : www.lajusticerecrute.fr
Il est attribué à chaque épreuve d'admissibilité et d'admission une note de 0 à 20. Cette note est multipliée par le coefficient correspondant à chaque épreuve. La somme des points ainsi obtenue forme le total de points des épreuves.
A l'issue de l'épreuve d'admission, le jury se réunit et opère, s'il y a lieu, la péréquation des notes attribuées et transmises par chaque groupe d'examinateurs. Le jury procède ensuite à la délibération finale et établit, par ordre de mérite, la liste des candidats admis au concours.
Seuls peuvent figurer sur cette liste les candidats ayant obtenu pour l'ensemble des épreuves d'admissibilité et d'admission un nombre de points fixé par le jury qui ne peut, après application des coefficients, être inférieur à 70 points.
Si plusieurs candidats totalisent le même nombre de points, la priorité est accordée à celui qui a obtenu la meilleure note à l'épreuve orale d'admission puis, en cas de nouvelle égalité, à celui ayant obtenu la meilleure note à la deuxième épreuve d'admissibilité.
Le second concours interne comporte une unique épreuve d'admission.
Elle consiste en un entretien d'une durée de vingt minutes avec le jury s'appuyant sur un dossier de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle préalablement déposé par le candidat auprès du service organisateur du concours à une date fixée par l'arrêté d'ouverture du concours. Le dossier est transmis au jury par le service organisateur.
Ce dossier a pour objet de mettre en évidence les acquis de l'expérience professionnelle du candidat durant son activité de surveillant adjoint. Le dossier n'est pas noté. Seul l'entretien avec le jury donne lieu à la notation. Le modèle du dossier est disponible sur le site internet du ministère de la justice à l'adresse suivante : http://www.lajusticerecrute.fr
Il est attribué à l'épreuve d'admission une note de 0 à 20.
A l'issue de cette épreuve, le jury se réunit et opère, s'il y a lieu, la péréquation des notes attribuées et transmises par chaque groupe d'examinateurs. Le jury procède ensuite à la délibération finale et établit, par ordre de mérite, la liste des candidats admis au concours.
Seuls peuvent figurer sur cette liste les candidats ayant obtenu une note minimale de 10 sur 20.
Les concours prévus par l'article 5 du décret du 29 décembre 2023 susvisé sont ouverts par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, conformément aux dispositions du décret du 19 octobre 2004 susvisé.
Le nombre de postes offerts aux candidats, la répartition des postes entre les deux sexes, les dates limite de retrait et de dépôt des candidatures et la composition du jury sont fixés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice.
Le jury plénier, dont les membres sont nommés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, comprend :
1° Le directeur de l'administration pénitentiaire ou son représentant, président ;
2° Un ou plusieurs membres du corps des directeurs des services pénitentiaires ;
3° Un ou plusieurs membres du corps de commandement du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
4° Un ou plusieurs membres du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire détenant le grade de brigadier-chef ou de major pénitentiaire ;
5° Un ou plusieurs membres fonctionnaires appartenant à un corps ou cadre d'emploi de catégorie A ne relevant pas d'un corps spécifique des personnels pénitentiaires, en position d'activité ou retraités depuis moins de deux ans à la date de l'épreuve écrite.
L'arrêté nommant le jury désigne le membre du jury assurant le remplacement du président dans le cas où celui-ci se trouverait dans l'impossibilité d'assurer sa fonction.
En cas de partage égal des voix, celle du président ou de son remplaçant en cas d'empêchement, est prépondérante.
Le jury peut se constituer en groupe d'examinateurs interrégionaux. Ces groupes d'examinateurs peuvent être composés de :
1° Un membre du corps des directeurs des services pénitentiaires ou du corps de commandement détenant le grade de commandant pénitentiaire ou commandant divisionnaire pénitentiaire, régis par le décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
2° Un membre du corps de commandement du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
3° Un membre du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire comptant au moins cinq années de services publics effectifs dans le corps ;
4° Un psychologue ou un psychiatre.
L'arrêté portant désignation des membres du jury peut également prévoir la nomination d'examinateurs spécialisés chargés de la notation de certaines épreuves.
Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter du 1er septembre 2025.
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Annexes
ANNEXE
ÉPREUVES PHYSIQUES D'ADMISSIBILITÉ AUX CONCOURS DE RECRUTEMENT DE SURVEILLANTS PÉNITENTIAIRES
I. - Conditions générales
Tout candidat doit être en possession, le jour des épreuves, d'un certificat médical d'aptitude délivré moins de trois mois avant le déroulement des épreuves par un médecin de son choix. Le candidat ne sera autorisé à passer les épreuves sportives que s'il est jugé médicalement apte, sans restriction. Aucun certificat médical d'inaptitude temporaire ou définitive n'est accepté.
Les candidates enceintes ainsi que celles venant d'accoucher-bénéficiant du délai légal postnatal ainsi que les femmes allaitant au-delà du délai légal postnatal sont dispensées des épreuves physiques et valident automatiquement cette épreuve d'admissibilité. Elles doivent être en possession d'un certificat médical d'un médecin établissant leur état.
La chronologie de réalisation des tests est la suivante :
- épreuve n° 1 : test d'endurance cardio-respiratoire ;
- épreuve n° 2 : test de résistance musculaire en isométrie ;
- épreuve n° 3 : test d'habileté motrice.
Avant le commencement du premier test, des exercices visant exclusivement l'échauffement musculaire et articulaire des candidats sont organisés ; les échauffements à dominante cardio-respiratoire sont à proscrire, étant de nature à compromettre la bonne réalisation du premier test.
Chaque test doit être démontré et expliqué par l'évaluateur préalablement à sa réalisation.
Quinze minutes de récupération passive minimum doivent impérativement être observées entre chaque épreuve.
II. - Epreuve n° 1 : test d'endurance cardio-respiratoire
Le test consiste à accomplir des allers et retours sur une distance de 20 mètres, à une vitesse progressivement accélérée.
Une bande sonore règle la vitesse en émettant des sons à intervalles réguliers et annonce la progression du candidat en termes de paliers et de fractions de paliers exprimées en temps (ex. : palier 4, palier 7-45 secondes).
L'épreuve commence lentement, à 8 km/h, puis le rythme augmente progressivement toutes les minutes.
Au départ, le candidat dispose de deux minutes pour calquer sa vitesse de course sur les signaux sonores. A chaque signal sonore, il doit ajuster sa course pour se retrouver à une des extrémités du tracé des 20 mètres.
A chaque extrémité, il doit bloquer un de ses pieds immédiatement derrière la ligne pour amorcer son retour. Les virages en courbe ne sont pas admis. Deux mètres maximums de retard sont admis à la condition de pouvoir soit maintenir le retard, soit le combler lors des intervalles suivants.
Si le retard s'accroît et devient peu à peu égal ou supérieur à deux mètres sans possibilité de le combler, le candidat arrête l'épreuve.
Nota. - Le candidat qui glisse ou tombe pendant le test est autorisé à le poursuivre, mais l'incident n'entraîne pas l'interruption de la bande sonore.
Barèmes du test d'endurance cardio-respiratoire :
Femmes :
La candidate qui atteint le palier 4 - vitesse de 10 km/h atteinte après 3 minutes de course - valide l'obtention de 7 points sur 20.
Hommes :
Le candidat qui atteint le palier 6-15ʺ - vitesse de 11,1 km/h atteinte après 5 minutes et 15 secondes de course - valide l'obtention de 7 sur 20.
L'arrêt volontaire ou le non-respect des consignes, observé et signalé à deux reprises, ne permettent pas d'obtenir les points de l'exercice.
III. - Epreuve n° 2 : test de résistance musculaire
Le test consiste à conserver la position dite de « gainage » (appui facial sur les avant-bras) pendant un temps déterminé.
Les critères à respecter sont les suivants :
- les coudes, à l'aplomb des épaules, forment un angle droit entre les bras et les avant-bras posés au sol ;
- les pieds sont joints ;
- le candidat doit prendre et maintenir la rectitude de l'axe tête-tronc-jambes, jambes tendues.
Au signal du formateur, le candidat prend la position décrite ci-dessus. La prise de position est corrigée si nécessaire par le formateur avant le déclenchement du compte à rebours.
Barèmes du test de résistance musculaire :
Femmes :
Le maintien de la position pendant une durée de 1 minute et 15 secondes valide l'obtention de 7 points sur 20.
L'arrêt volontaire ou le non-respect des consignes, observé et signalé à deux reprises, avant la fin du compte à rebours de 1 minute et 15 secondes ne permettent pas d'obtenir les points de l'exercice.
Hommes :
Le maintien de la position pendant une durée de 1 minute et 45 secondes valide l'obtention de 7 points sur 20.
L'arrêt volontaire ou le non-respect des consignes, observé et signalé à deux reprises, avant la fin du compte à rebours de 1 minute et 45 secondes, ne permettent pas d'obtenir les points de l'exercice.
IV. - Epreuve n° 3 : test d'habileté motrice
Le parcours comprend 3 ateliers. Une démonstration est effectuée par l'examinateur qualifié chargé de la notation de cette épreuve.
Le départ se fait sur instruction de l'examinateur qualifié chargé de noter dans l'ordre des ateliers, numérotés de 1 à 3.
Le chronomètre est déclenché au top départ de l'examinateur.
1. Pas chassés-croisés
Sur 20 mètres aller (en marche avant)-retour (en marche arrière), des pas chassés courts et dynamiques, en zig-zag avec des mouvements équilibrateurs des bras en balancier avec des plots espacés de 2 mètres.
L'atelier doit être réalisé sans s'arrêter. Si ce n'est pas le cas, le candidat doit reprendre l'atelier au début, dans la limite de deux essais.
2. Cerceaux
Franchir un parcours de 6 cerceaux en alternance de 3 couleurs différentes, sur une longueur totale de 4,20 mètres :
- bleu : saut pieds joints ;
- rouge : pied droit ;
- jaune : pied gauche.
Les cerceaux d'un diamètre de 70 centimètres sont collés les uns aux autres avec une orientation de 45 degrés.
Le nombre de tentatives est limité à deux.
3. Simulation d'intervention type feu de cellule mineur
A son arrivée sur l'atelier, le candidat est assisté par les organisateurs pour s'équiper d'un appareil respiratoire isolant composé d'une veste, d'un harnais et d'une bouteille vide d'un poids approximatif de 10 kilogrammes, sans masque.
Cet atelier s'effectue sur une distance de 31 mètres et se décompose en deux exercices.
Le premier exercice consiste en une course de 25 mètres avec un virage à mi-parcours matérialisé par un plot.
Le deuxième exercice consiste pour le candidat de saisir un sac et le traîner sur une distance de 6 mètres.
Poids du sac : 60 kg pour les hommes, 45 kg pour les femmes.
L'atelier est validé une fois que le candidat a franchi la ligne d'arrivée matérialisée par deux plots.
Barèmes du test d'habileté motrice :
Une réalisation incomplète ou incorrecte d'un atelier ne permet pas d'obtenir les points de l'exercice.
Femmes :
Le franchissement de la ligne d'arrivée en 48 secondes au plus valide l'obtention de 6 points sur 20.
L'arrêt volontaire ou le non-respect des consignes, observé et signalé à deux reprises ne permettent pas d'obtenir les points de l'exercice.
Hommes :
Le franchissement de la ligne d'arrivée en 45 secondes au plus valide l'obtention de 6 points sur 20.
L'arrêt volontaire ou le non-respect des consignes, observé et signalé à deux reprises, ne permettent pas d'obtenir les points de l'exercice.
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